L’État social d’aujourd’hui est le fruit d’une longue histoire. Ses origines remontent au milieu du XIXe siècle. Différentes institutions étatiques de sécurité sociale ont vu le jour en fonction des domaines.
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En 1972, le peuple a le choix entre deux modèles de prévoyance vieillesse : faire de l’AVS une véritable pension populaire ou instaurer un système de trois piliers basé sur la généralisation des caisses de pensions. La décision est claire: Les électeurs et les électrices se prononcent clairement en faveur de la version plus modeste.
Jusque dans les années 1970, les personnes tombant dans l’indigence peuvent être expulsées de leur canton de domicile et renvoyées dans leur commune d’origine. En 1975, cette réglementation est définitivement abolie : toutes les personnes de nationalité suisse disposent d’une liberté d’établissement absolue, qu’elles soient ou non tributaire de l’assistance publique.
Pour faire face à la récession des années 1974/75, la Suisse introduit l’assurance-chômage obligatoire à l’échelle nationale. Sa mise en œuvre prend toutefois plusieurs années et la version définitive de la loi entre en vigueur en 1984.
Durant les décennies de haute conjoncture, le niveau élevé de l’inflation réduit la valeur des rentes AVS et contraint les instances politiques à en relever périodiquement le montant. La 9e révision de l’AVS instaure un nouveau système en 1979 : les rentes sont désormais automatiquement indexées chaque année à l’évolution des salaires et des prix.
La première révision de l’assurance-accidents intervient en 1984. La couverture d’assurance est étendue à toutes les personnes salariées. En outre, la Suva doit affronter la concurrence d’autres acteurs sur le marché des assurances. Les assureurs privés peuvent également proposer une couverture d’assurance-accidents obligatoire.
En 1972, le principe dit des « trois piliers » de la prévoyance vieillesse est inscrit dans la Constitution et la prévoyance professionnelle devient obligatoire. L’article constitutionnel n’est toutefois mis en œuvre qu’en 1985. La réforme des caisses de pension est plus timide que prévu.
Après l’échec de la réforme de l’assurance-maladie en 1974, le Conseil fédéral et le Parlement tentent une nouvelle fois, dans les années 80, de freiner la croissance des dépenses de santé. La révision partielle de la loi sur l’assurance-maladie est cependant largement rejetée en votation populaire en 1987.
Depuis 1990, la polarisation des forces politiques est particulièrement manifeste dans le domaine de la politique sociale. D’un côté, on prône une déréglementation, voire un démantèlement de la sécurité sociale. D’un autre, on réclame des réformes en profondeur. Le corps électoral choisit le statu quo.
Les allocations familiales ne sont pas une nouveauté, elles varient cependant en fonction du canton et de la branche. Longtemps marquée par une absence totale de coordination, la situation change en 2006, avec la loi sur les allocations familiales qui définit des montants minimaux par enfant.